L’Édito

Notre effort de carême : prier les uns pour les autres

11h05 : je suis en retard ; la messe a commencé. « Excusez-moi, est ce que vous pouvez vous pousser un peu que je puisse m’asseoir ? ». Avec un soupir un peu appuyé, celle qui sera ma voisine le temps d’une messe, se décale. Je m’assois sans prêter plus d’attention à ceux qui m’entourent et commence mes prières. Debout, assis. La messe se déroule. Au moment du geste de paix, je me tourne vers mon voisin et, avec une petite inclination de la tête, les mains jointes, je baragouine la formule liturgique à dire à ce moment-là: « La paix du Christ ». La messe terminée, je rentre à la maison ayant déjà oublié les visages de ceux qui m’entouraient.

Sommes-nous réellement frères et sœurs comme nous le prétendons en disant le « Notre Père » ? Le frère n’est-il pas celui dont le visage reste gravé dans ma mémoire, dont je connais le cœur et partage les souffrances ?

Pour que nous le devenions vraiment, notre effort de carême sera, cette année, de prier les uns pour les autres. Même si nous pratiquons cette forme de prière depuis quelques temps, il me semble qu’il faut remettre l’accent sur cette démarche. Ainsi, au début de chaque messe dominicale, je prendrai 2 minutes pour saluer mon voisin (en changeant de place régulièrement pour en découvrir de nouveaux) lui demanderai son nom et accueillerai son intention de prière, avant de lui remettre la mienne.

Et durant toute la messe, je prierai à cette intention. Et si vous ne voulez pas oublier... venez avec un petit carnet et un stylo pour noter !

Ainsi de dimanche de carême en dimanche de carême se déploiera une grande chaine de prière au sein de notre communauté.

P. Maximilien, curé